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Publié par Galaad

Le Retour de la Musique Celtique

La musique celtique connaît un second souffle après celui des années 70, incarné par Alan Stivell.

Le déclencheur ?

La « party on third class » de Titanic, quand Di Caprio demande à son amoureuse si elle veut voir « une vraie fête ».

La puissance du film a surmultiplié l’image de cette musique populaire dans le monde entier. La bande originale du film est la plus vendue de tous les temps.

Certes, c’est d’abord pour Céline Dion, mais aussi pour l’ensemble des musiques proposées par James Horner que Titanic a obtenu l’Oscar (parmi 10 autres) de la meilleure musique.

Autres succès de cinéma basés cette fois pas seulement sur la musique mais sur la culture celtique,

Le Monde de Narnia et Le Seigneur des anneaux. Dans les deux cas, la presse mainstream a soupçonné les réalisateurs ou les producteurs de glisser un message de propagande évangélique au milieu des aventures pour petits et grands. Et l’amalgame entre le culturel – fantasmé ou pas – et le politique a été fait très rapidement. Jusqu’à des accusations de « films pour Blancs » ou « sans Noirs ». De l’essentialisme blanc au fascisme il n’y avait qu’un pas…

Les musiques de ces films, malgré leur innocence, ont nourri cette accusation.

La musique celtique a toujours existé, mais ce qui nous intéresse, ce n’est pas seulement son rapport à la Bretagne ou à la Grande-Bretagne – un rapport charnel évident – mais à la nation, c’est-à-dire à sa représentation culturelle globale.

Et là, il y a problème : on dirait que la musique bretonne (ou celtique, on fera le distingo un autre jour) ne fait pas partie de la tradition française ou plutôt qu’elle en est écartée.

Est-ce à cause de la guerre civile de Vendée (1793) ?

Du réveil indépendantiste breton avec sa branche radicale des années 1970 ?

De l’amalgame entre musique celtique et civilisation chrétienne et blanche, qui prend un relief nouveau depuis l’augmentation programmée de l’immigration extra-européenne ?

.../...

 

La culture celtique sera toujours associée aux racines de l’Occident, la civilisation des Celtes ayant été reprise dans l’imaginaire des souverainistes et autres identitaires anglo-saxons.

Il y a 40 ans Alan Stivell crevait l’écran avec sa harpe magique, tendant la main aux îles britanniques, et connaissant un succès fulgurant en Europe.

Les formations traditionnelles ne l’ont évidemment pas attendu : les Irlandais chantent depuis toujours, ce sont des braillards mais des braillards en vers, et ils chantent pour tout et n’importe quoi.

Dans les bars et les pubs, dans les ports et les terres intérieures, ça chante et ça boit plus que de raison.

Pas étonnant que le renouveau musical du XXe siècle, la musique populaire mondiale, provienne des faubourgs britanniques. Que ce soit avec le rock ou le punk – descendants probables de la musique celtique –, les Britanniques ont toujours eu un temps d’avance.

La musique celtique a toujours existé en parallèle de la musique commerciale, que ce soit à un niveau amateur ou professionnel.

Et les formations celto-centrées ont su capter l’air du temps, digérer les nouveaux sons et renouveler la tradition. C’est ainsi que les Pogues et leur chanteur édenté (paix à son âme alcoolisée) ont percé dans les années 80, ou que les Dubliners ont tourné pendant… plus de 40 ans. Ils ont fait entrer le violon et la flûte dans le concert populaire.

 

D'après E&R.

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