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Publié par Omar

Musulmans à La Mecque

 

En ce mois d'octobre 2016, la confrontation entre l'axe Atlantique et le bloc Russo-chinois est proche. Les Etats-Unis et l'Europe semblent prêts à attaquer et destituer le Président syrien Bachar El-Assad pour asseoir leur projet de SUNNISTAN IRAKIEN. Mais pourquoi ?

 

La réponse semble résider dans un article de RT international que Voici :

 

Game of Thrones au Moyen-Orient, ou la création d'un «Sunnistan» pour contrer Daesh

26 nov. 2015, 14:41 mis à jour 09/10/2016

Source: RT International

Des musulmans à La Mecque

 

Comment détruire Daesh ? C'est la question à laquelle a tenté de répondre dans une tribune John Bolton, ancien ambassadeur américain aux Nations Unies, proche des néo-conservateurs. Et pour lui, cela passera par la création d'un «Sunnistan».

 

C'est dans le New York Times que John Bolton a développé sa vision stratégique d'un Moyen-Orient complétement redécoupé pour mieux combattre Daesh mais également afin de contrer la vision russo-iranienne de la situation.

 

Selon le néo-conservateur, d'abord pas de doute, la politique actuelle de Barack Obama manque d'une vision stratégique pour le Moyen-Orient et ne permet pas de répondre à la seule question qui vaille : Quoi après l'Etat islamique ? Or «il est essentiel de résoudre cette question avant d'envisager des plans opérationnels» pour défaire Daesh.

 

Une nouvelle donne territoriale et géopolitique : le «Sunnistan»

 

Et l'ancien ambassadeur de développer ses idées : pour lui, la réalité est que l'Irak et la Syrie comme entités étatiques indépendantes n'existent plus. L'État islamique s'est taillé un territoire dans des pans entiers de ces deux pays. Ajoutez à cela l'émergence de facto d'un Kurdistan indépendant et vous avez un Moyen-Orient à la physionomie totalement inédite.

 

Dès lors, pour John Bolton, Washington doit reconnaître cette nouvelle donne géopolitique. La meilleure alternative à l'État islamique dans le nord-ouest de l'Irak et la Syrie est un nouvel Etat sunnite indépendant.

John Bolton adopts the Biden plan for enforced Balkanization of MidEast. Still a terrible, dangerous idea.

 

Avantage de cette création étatique ex-nihilo : son potentiel économique certain en tant que producteur de pétrole. Il pourrait aussi constituer un rempart à la fois contre la Syrie de Bachar el-Assad allié à l'Iran chiite, lui-même de Bagdad.

 

Les premiers gagnants de cette hypothèse développée par John Bolton seraient évidemment les Etats arabes sunnites du Golfe. Ceux-ci «qui ont dû maintenant comprendre le risque pour leur propre sécurité de financer l'extrémisme islamiste, pourraient fournir un financement important» à la nouvelle entité. Et même la Turquie y trouverait son avantage en voyant sa frontière sud stabilisée par ce nouveau «Sunnistan». Enfin, même les Kurdes pourraient profiter de la situation, pour peu qu'un Kurdistan voie le jour, officiellement reconnu par Les Etats-Unis.

 

Pas ou peu de démocratie mais sécurité et stabilité

 

Si John Bolton envisage ainsi un redécoupage à la serpe du Moyen-Orient, il ne se fait pourtant visiblement pas d'illusion sur le caractère démocratique de la future entité sunnite qu'il appelle de ses voeux. Mais pour cette région instable, la sécurité et la stabilité sont «des ambitions suffisantes».

 

Pour consolider cet état, l'ancien ambassadeur affirme qu'il faudra s'appuyer sur les structures sociales existantes et également sur les anciens responsables irakiens et syriens du parti Baas, préférables selon lui aux extrémistes islamistes. Seulement ce que semble oublier John Bolton est que Daesh a justement prospéré sur le vide politique créé par l'éviction par les Américains de ces membres du parti Baas en Irak.

 

Contrer l'axe russo-iranien

 

Cette proposition d'un Etat sunnite sous protectorat américain diffère nettement, selon John Bolton, de la vision russo-iranienne «et de ses alliés, Hezbollah, Bachar el-Assad et Bagdad». Pour lui, l'ambition de cet «axe» serait de restaurer les gouvernements irakien et syrien dans leurs anciennes frontières. Or ce but est «fondamentalement contraire aux intérêts américains, israéliens et à ceux des Etats arabes amis», avertit le néo-conservateur.

 

Selon lui, Moscou veut s'assurer ainsi la pérennité de ses bases navales de Tartous et de Lattaquié qui lui assurent un accès à la Méditerranée. Téhéran souhaite maintenir le pouvoir alaouite et une protection pour le Hezbollah au Liban. Surtout, l'Iran et la Russie souhaiteraient que les territoires sunnites retournent sous le contrôle du gouvernement chiite de Bagdad, renforçant ainsi de fait l'influence régionale de l'Iran.

 

 

 

 

 

 

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